Les 5 et 6 septembre 2025, le projet THERMIEFRANCE a organisé ses journées de lancement scientifique, rassemblant 43 participants, parmi lesquels des représentants du Ministère, de l’OFB, des Agences de l’eau (Rhône Méditerranée Corse, Garonne, Seine-Normandie), des fédérations de pêche et des syndicats d’eau. Ces premières journées ont permis de poser les bases scientifiques du projet et d’engager les échanges entre communautés scientifiques et acteurs de l’eau.
Dans un contexte de changement climatique et de pressions anthropiques, le réchauffement des cours d’eau constitue une réalité déjà observable. Ses effets se manifestent sur le fonctionnement des éco-hydrosystèmes, la biodiversité aquatique, les usages et certaines activités économiques. L’enjeu du projet THERMIEFRANCE est d’en caractériser l’ampleur, la variabilité, la localisation et les impacts écologiques et socio-environnementaux.
Le projet repose sur une approche interdisciplinaire, mobilisant chercheurs, doctorants et postdoctorants, en lien étroit avec les acteurs de l’eau. Il s’articule autour de trois axes principaux :
- Tâche 1 vise à prédire les évolutions hydrologiques et thermiques à différentes échelles (régionale et nationale) et à en analyser les conséquences sur la biodiversité, en s’appuyant sur des observations et des modélisations hydro(géo)logiques et météorologiques validées sur données réelles ;
- Tâche 2 est consacré à l’identification et à l’analyse des zones refuges thermiques, notamment en lien avec les eaux souterraines, et à l’étude de leur rôle dans le maintien des habitats aquatiques, qu’il s’agisse de refuges froids estivaux ou de refuges chauds hivernaux ;
- Tâche 3 porte sur l’évaluation de scénarios d’adaptation, co-construits avec les parties prenantes, afin de réduire les amplitudes thermiques et renforcer la résilience des cours d’eau, en intégrant les dimensions écologiques, hydrogéologiques et sociales.
En mobilisant des séries temporelles à l’échelle du réseau fluvial français, des modèles hydrologiques et thermiques ainsi que des approches participatives, THERMIEFRANCE ambitionne de mieux quantifier les impacts du réchauffement, y compris les risques pour la biodiversité, et de produire des outils opérationnels pour accompagner les stratégies de gestion et d’adaptation.
Une réunion de lancement officiel avec l’ANR s’est tenue le 21 janvier 2026, venant compléter ces premières journées et marquer le démarrage institutionnel du projet.