Image représentant une molécule d'ADN

Projet ALIQUOT

Dans les écosystèmes aquatiques continentaux, les organismes vivants laissent dans leur environnement des traces sous forme d’acides nucléiques environnementaux, appelés ANe. Ces molécules peuvent être prélevées dans l’eau et analysées afin de mieux connaître la biodiversité et d’évaluer l’état de santé des milieux aquatiques.

Le projet ALIQUOT vise à mieux comprendre la dynamique de ces acides nucléiques dans l’espace et dans le temps. Il cherche également à développer des méthodes fiables et reproductibles pour surveiller la biodiversité, détecter l’apparition d’espèces non natives ou pathogènes et caractériser le fonctionnement des écosystèmes aquatiques.

À terme, les connaissances, protocoles et données produits doivent faciliter l’utilisation opérationnelle des ANe et accompagner les acteurs de l’eau dans l’évolution de leurs pratiques

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EN BREF

Pourquoi les acides nucléiques environnementaux nous intéressent-ils ?

  • Ils permettent d’étudier la biodiversité à partir de traces biologiques présentes dans l’environnement.
  • Ils renseignent sur l’abondance et la diversité des organismes présents dans les milieux aquatiques.
  • Ils peuvent révéler les effets du réchauffement climatique, des pollutions et des activités humaines.
  • Ils facilitent la détection d’espèces invasives ou pathogènes.
  • Leur prélèvement permet un suivi non invasif et à faible impact environnemental.
  • Leur utilisation opérationnelle reste limitée par un manque de connaissances, notamment dans les eaux souterraines.

ALIQUOT a pour objectifs de :

  • mieux comprendre la dynamique spatio-temporelle des acides nucléiques environnementaux ;
  • développer des méthodes permettant de décrire la biodiversité de manière qualitative et quantitative ;
  • surveiller l’apparition d’espèces non natives ou pathogènes ;
  • caractériser la santé et le fonctionnement des écosystèmes aquatiques ;
  • produire des protocoles innovants et des données de référence ;
  • favoriser l’utilisation des ANe pour la surveillance et la gestion durable de l’eau ;
  • accompagner les acteurs socio-économiques dans la transformation de leurs pratiques.

Janvier 2024 – janvier 2029

Le projet est coordonné par Tristan Lefébure. Son consortium réunit le CNRS Rhône Auvergne, INRAE, le BRGM et Sorbonne Université.

Dans un contexte marqué par les changements globaux et la nécessité de préserver durablement les ressources en eau, les organismes vivant dans les écosystèmes aquatiques constituent de précieux indicateurs de l’état de santé de ces milieux. Ils laissent dans leur environnement des traces biologiques sous forme d’acides nucléiques environnementaux, ou ANe, qui peuvent être directement prélevées dans l’eau.

Grâce aux progrès de la biologie moléculaire, l’analyse de ces molécules permet de mieux caractériser la biodiversité présente dans les hydrosystèmes continentaux. Elle peut notamment renseigner sur l’abondance et la diversité des organismes, mais également permettre de détecter l’apparition d’espèces non natives ou pathogènes et d’identifier les effets des pressions climatiques et anthropiques.

Cependant, le déploiement opérationnel de ces méthodes reste encore limité par un manque de connaissances sur la dynamique des acides nucléiques environnementaux le long du continuum hydrologique, en particulier dans certaines masses d’eau comme les eaux souterraines.

Le projet ALIQUOT vise ainsi à mieux comprendre la dynamique spatio-temporelle de ces molécules et à développer des méthodes fiables et reproductibles pour surveiller la biodiversité, caractériser le fonctionnement des écosystèmes aquatiques et détecter précocement les risques pesant sur la ressource en eau.

Par la production de connaissances, de protocoles innovants et de données de référence, ALIQUOT ambitionne de favoriser l’utilisation opérationnelle des acides nucléiques environnementaux et d’accompagner les acteurs de l’eau dans la transformation de leurs pratiques. Ces travaux doivent contribuer à une surveillance non invasive et à faible impact environnemental des hydrosystèmes continentaux, afin d’améliorer leur gestion, leur adaptation et leur résilience face aux changements globaux.