SPÉCIFICITÉ
Les sites de Puéchabon, Font-Blanche et Ceyrac constituent un réseau complémentaire d’observatoires méditerranéens instrumentés dédié à l’étude des interactions entre végétation, climat et ressources en eau. Puéchabon (CEFE-CNRS) et Font-Blanche (INRAE-URFM) sont intégrés au réseau international ICOS et disposent de tours à flux permettant le suivi continu des échanges d’eau, de carbone et d’énergie entre les écosystèmes forestiers et l’atmosphère. Le site de Ceyrac, situé sur le bassin du Lez et intégré au SNO KARST-OZCAR, permet quant à lui d’étudier le fonctionnement hydrologique des garrigues méditerranéennes développées sur substrat karstique.
Ensemble, ces observatoires offrent des séries de mesures de long terme particulièrement adaptées à l’analyse des effets du changement climatique sur les cycles de l’eau et à l’étude des processus contrôlant la recharge des aquifères karstiques.
Description générale et localisation
Les trois sites sont localisés dans le sud de la France au sein d’environnements méditerranéens soumis à une forte variabilité climatique et à des épisodes récurrents de sécheresse. Ils couvrent plusieurs types d’écosystèmes représentatifs des paysages méditerranéens : forêt de chêne vert à Puéchabon, forêt mixte de chêne vert et de pin d’Alep à Font-Blanche, et formations de garrigue sur substrat karstique à Ceyrac.
Ces observatoires disposent d’instrumentations permettant de mesurer les conditions météorologiques, l’humidité des sols, les flux de vapeur d’eau et de carbone, ainsi que les caractéristiques de la végétation. Cette complémentarité offre un cadre unique pour étudier les relations entre les écosystèmes terrestres et les ressources en eau à différentes échelles spatiales, depuis la parcelle jusqu’au bassin versant.
Puechabon/FontBlanche/Ceyrac
K3
Thématiques scientifiques et problématiques associées
espace K3
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Interaction entre végétation, climat et ressources en eau
Les sites permettent d’étudier les échanges d’eau et d’énergie entre les sols, la végétation et l’atmosphère, ainsi que les mécanismes qui contrôlent l’évapotranspiration dans les écosystèmes méditerranéens. Ces processus jouent un rôle central dans le partage de l’eau entre consommation par la végétation, stockage dans les sols et recharge des aquifères.
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Sécheresse et adaptation des écosystèmes méditerranéens
Les forêts et garrigues méditerranéennes sont particulièrement exposées aux déficits hydriques et aux événements climatiques extrêmes. Les observations réalisées sur les différents sites permettent d’analyser les stratégies d’adaptation des végétaux, leur accès aux réserves en eau du sol et leur capacité à maintenir leur fonctionnement lors des périodes de sécheresse prolongée.
Recharge des aquifères karstiques
Une part importante des recherches porte sur l’identification des processus qui contrôlent la recharge des aquifères. Les observations et travaux de modélisation visent à quantifier les flux d’eau traversant les sols et la zone non saturée, ainsi qu'à mieux comprendre le rôle de la couverture végétale dans la régulation des transferts vers les réservoirs karstiques.
Observation et modélisation des socio-hydrosystèmes méditerranéens
Les données acquises sur ces observatoires alimentent le développement de modèles permettant d’estimer l’évapotranspiration, les réserves en eau des sols et les flux de recharge à différentes échelles spatiales. Ces outils contribuent à améliorer la représentation des interactions entre climat, occupation des sols et ressources en eau dans les territoires méditerranéens.
Intérêts des sites pour le projet K3
Les sites de Puéchabon, Font-Blanche et Ceyrac constituent des observatoires privilégiés pour comprendre l’influence des processus de surface sur la dynamique des ressources en eau. Ils apportent à K3 une expertise complémentaire à celle des sites karstiques du Lez, de Fontaine de Nîmes ou de Fontaine de Vaucluse, en documentant les mécanismes qui contrôlent les flux d’eau avant leur infiltration vers les aquifères.
Leur intérêt réside notamment dans la possibilité de relier les observations de terrain, les mesures de flux, les produits de télédétection et les modèles écohydrologiques afin de mieux quantifier l’évapotranspiration, les réserves en eau des sols et la recharge. Ces connaissances sont essentielles pour améliorer les modèles hydrologiques développés dans K3 et pour mieux anticiper les impacts du changement climatique et des changements d’occupation des sols sur les hydrosystèmes méditerranéens.
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