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Projet RECHARGE 2026–2029

Dans un contexte marqué par l’intensification des sécheresses, des événements climatiques extrêmes et des pressions exercées sur les ressources en eau, la recharge des nappes souterraines constitue un enjeu majeur pour assurer leur préservation à long terme.

Le projet RECHARGE étudie les opportunités et les limites des mesures naturelles de rétention des eaux, également appelées NWRMs. Ces solutions s’appuient sur les processus naturels pour ralentir, retenir et favoriser l’infiltration de l’eau dans les sols afin de contribuer à la recharge des aquifères.

Le projet cherche à déterminer dans quelles conditions ces mesures peuvent améliorer la recharge des nappes, notamment grâce à l’utilisation d’eaux non conventionnelles comme les eaux pluviales urbaines, les eaux de ruissellement rural ou les eaux usées traitées. Il évalue également leurs effets sur la quantité et la qualité des eaux souterraines ainsi que leurs impacts environnementaux, économiques et sociétaux.

RECHARGE mobilise une approche transdisciplinaire associant hydrogéologie, géochimie, microbiologie, modélisation et sciences humaines et sociales. Les connaissances produites permettront de co-construire avec les acteurs concernés des scénarios et des stratégies favorisant une gestion durable et résiliente des ressources en eau souterraine.

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EN BREF

Pourquoi favoriser la recharge des eaux souterraines ?

  • Les nappes souterraines constituent des réserves essentielles pour l’alimentation en eau et le fonctionnement des écosystèmes.
  • Les sécheresses et les événements climatiques extrêmes fragilisent leur renouvellement.
  • Les mesures naturelles de rétention des eaux peuvent ralentir les écoulements et favoriser l’infiltration dans les sols.
  • Les eaux pluviales, les eaux de ruissellement et les eaux usées traitées peuvent représenter des ressources complémentaires.
  • Les effets de ces solutions sur la quantité et la qualité des eaux souterraines doivent être précisément évalués.
  • Leur mise en œuvre dépend également de leur coût, de leurs bénéfices environnementaux et de leur acceptabilité par les populations et les acteurs locaux.

Le projet RECHARGE vise à :

  • évaluer la capacité des mesures naturelles de rétention des eaux à favoriser la recharge des nappes souterraines ;
  • mesurer leurs effets sur la quantité et la qualité des ressources en eau ;
  • étudier les possibilités offertes par l’utilisation des eaux pluviales, des eaux de ruissellement et des eaux usées traitées ;
  • analyser les impacts environnementaux, économiques et sociétaux de ces solutions ;
  • mieux comprendre les perceptions et les conditions d’acceptabilité de ces mesures ;
  • co-construire des scénarios avec les scientifiques, les gestionnaires, les acteurs territoriaux et les citoyens ;
  • proposer des stratégies adaptées pour une gestion durable et résiliente des eaux souterraines.

2026 - 2029.

Lauréat de l’appel à projets Wall-Free Lab 2024 du PEPR OneWater – Eau Bien Commun, il est coordonné par Danièle Valdés, professeure à Sorbonne Université, et Corinne Le Gal La Salle, professeure à l’Université de Nîmes.

Dans un contexte de changements globaux et de pressions croissantes sur les ressources en eau douce, améliorer la recharge des nappes souterraines constitue un enjeu majeur. Les mesures naturelles de rétention des eaux (NWRM), associées à l’utilisation d’eaux non conventionnelles telles que les eaux de ruissellement urbain et agricole ou les eaux usées traitées, offrent des perspectives prometteuses. Leur mise en œuvre soulève toutefois des questions concernant leur efficacité, leurs effets sur la qualité des eaux souterraines, leurs coûts et leur acceptabilité sociale.

Lauréat de l’appel à projets Wall-Free Lab 2024 du programme OneWater – Eau Bien Commun, RECHARGE vise à mieux comprendre les opportunités et les limites de ces dispositifs pour construire, avec les parties prenantes, des stratégies de gestion durable des ressources en eau.

Le projet s’organise autour de quatre grandes questions : dans quelle mesure ces dispositifs peuvent-ils augmenter la recharge des nappes ? Quelle est la capacité des milieux récepteurs à éliminer les contaminants chimiques et microbiologiques ? Quels indicateurs permettent de suivre leur fonctionnement ? Quels sont les freins et les leviers sociétaux à leur mise en œuvre ?

Pour y répondre, RECHARGE associe hydrogéologie, géochimie, microbiologie et modélisation aux sciences humaines et sociales, notamment l’économie, la psychologie environnementale et le design social. Les travaux combinent la simulation hydrodynamique et géochimique, l’étude du devenir des contaminants et des agents pathogènes, l’analyse des coûts et bénéfices, ainsi que l’exploration des perceptions liées aux dispositifs de recharge et aux différents types d’eau infiltrée.

Ces approches se nourrissent mutuellement : les résultats des modélisations et des évaluations économiques alimentent la co-construction de solutions, tandis que les scénarios élaborés avec les acteurs sont à leur tour évalués par les modèles. Développé en partenariat étroit avec les parties prenantes, RECHARGE ambitionne ainsi de produire des connaissances et des outils d’aide à la décision pour accompagner des choix de recharge adaptés aux enjeux des territoires.